Les dragons sont des créatures mythiques profondément ancrées dans de nombreuses cultures à travers les âges. La mythologie et le folklore qui les entourent sont si vastes qu’il est pratiquement impossible de déterminer combien de sortes de dragons il existe. 53, 12, 70… Chacun y va de son expertise : en clair, il n’y a pas de réponse simple à la question « combien de types de dragons existe-t-il ? ».
Chez Médiéfan, nous sommes fans de dragons : nous vous avons donc concocté une liste de 10 types de dragons. Attention à leur souffle !
La liste des 10 types de dragons légendaires :
- Le dragon chinois
- Le dragon occidental
- La Wyvern
- L’Hydre
- Le dragon japonais
- Le Druk
- Le dragon africain
- Le Gaasyendietha
- Le Quetzalcóatl
- Le Vishap

1. Le dragon chinois
Aussi connus sous le nom de dragon oriental ou dragon asiatique, ces dragons sont très présents dans la culture chinoise en tant que symboles de pouvoir et de chance. Ils ont une affinité avec l’eau et sont capables d’invoquer la pluie pour mettre fin aux sécheresses et de contrôler d’autres phénomènes liés à l’eau ; il ne faut donc pas s’étonner que les dragons chinois vivent, selon la tradition, au fond des mers et autres étendues d’eau comme les rivières et les lacs. Ils sont généralement plus serpentins que les dragons occidentaux, avec un corps allongé et des griffes acérées, comme celles d’un aigle. C’est cette silhouette serpentine que l’on retrouve sur notre bague dragon chinois.
Les dragons chinois et le culte totémique
L’une des explications les plus populaires de l’origine du dragon chinois est la théorie du culte totémique, défendue au XXe siècle par des historiens chinois comme Wen Yiduo. Selon elle, le dragon serait né de la fusion des emblèmes de différentes tribus : à chaque tribu soumise, le légendaire Empereur jaune, Huangdi, aurait ajouté le totem du vaincu au sien. Son emblème serait ainsi devenu un hybride de nombreux animaux. Un auteur de l’époque Han, Wang Fu, décrit d’ailleurs le dragon avec des bois de cerf, une tête de chameau, un cou de serpent, des écailles de carpe, des griffes d’aigle, des pattes de tigre et des oreilles de bœuf. Pour aller plus loin, découvrez la signification du dragon chinois et son symbolisme.
2. Le dragon occidental
Le dragon occidental est probablement celui qui vient en premier à l’esprit quand on pense aux dragons. Il possède quatre pattes, de grandes ailes, une longue queue et crache du feu. « Dragon occidental » est un terme général sous lequel on peut regrouper les dragons européens.
Dans les illustrations du Moyen Âge, les dragons médiévaux étaient souvent représentés comme de grands serpents ou lézards, avec des ailes parfois bien trop petites pour leur permettre de voler. Leur anatomie a ensuite évolué au fil des siècles, au gré de l’imagination des artistes.
À partir du XIXe siècle, la découverte des fossiles de grands reptiles disparus a nourri l’imaginaire des illustrateurs. Dans la fantasy moderne, les dragons sont désormais dotés de vastes ailes capables de les porter dans le ciel et d’une anatomie plus crédible.
Alors que les dragons orientaux agissent comme des gardiens et symbolisent la prospérité et le pouvoir, les dragons occidentaux, eux, symbolisent la destruction et la mort, et étaient souvent associés au Diable.
3. La Wyvern
Très présente dans l’héraldique britannique, la wyverne se distingue du dragon occidental classique par le fait qu’elle est bipède : elle n’a que deux pattes au lieu de quatre, ses ailes faisant office de membres antérieurs. Elle est généralement plus petite que les autres dragons et possède parfois un dard venimeux au bout de la queue. À l’inverse du dragon médiéval, la wyverne ne crache généralement pas de feu. Pour certains, la Wyvern représente la protection, la force et la vaillance, mais peut aussi être un signe de vengeance. Elle orne d’ailleurs notre carnet wyverne en relief.
4. L’Hydre
Le trait le plus célèbre de l’Hydre est que, lorsqu’une de ses têtes est coupée, au moins une autre repousse à sa place. Parfois, chaque tête de l’Hydre a une capacité différente, comme cracher du venin ou cracher du feu, et généralement le sang et les crocs d’une Hydre sont aussi très toxiques. Tout cela la rend extrêmement difficile à tuer.
Selon la mythologie grecque, l’Hydre lernéenne était un dragon aquatique serpentin dont le repaire se trouvait dans le lac de Lerne en Argolide. Le nombre exact de ses têtes varie selon les auteurs antiques, de neuf à cinquante, voire cent, et l’une d’entre elles est souvent dite immortelle.
L’Hydre de Lerne est vaincue par Héraclès dans le cadre de l’un de ses douze travaux. En découvrant que deux têtes repoussent lorsqu’il en coupe une, Héraclès appelle son neveu Iolaos à l’aide. Iolaos procède à la cautérisation des blessures de l’Hydre après qu’Héraclès a coupé les têtes du dragon, brûlant les moignons frais avant qu’ils ne puissent se régénérer. Enfin, Héraclès coupe la tête immortelle de l’Hydre et l’enterre sous un rocher.
5. Le dragon japonais
Les dragons japonais sont des amalgames de dragons de la mythologie chinoise, indienne et coréenne, combinés au folklore local. Comme de nombreux dragons d’Asie de l’Est, les dragons japonais sont presque toujours des dieux de l’eau associés à la pluie, aux tempêtes, aux océans et aux étendues d’eau. Ces dragons sont généralement représentés comme des créatures serpentines sans ailes, qui ont des pieds griffus et de longues moustaches.
Ils ont parfois la capacité de prendre une forme humaine, masculine ou féminine. Les Japonais ont tendance à distinguer les dragons japonais et d’Asie de l’Est des dragons occidentaux par le langage utilisé pour s’y référer, en utilisant « doragon » pour parler des dragons occidentaux, par opposition à d’autres noms comme « ryū » ou « tatsu » pour les dragons asiatiques.
Il existe un grand nombre de dragons japonais, l’un des plus célèbres est Ryūjin, dieu de la mer et maître des serpents qui vit dans un palais sous la mer. Souvent considéré comme bienveillant, il figure dans divers contes où il aide parfois les héros, mais se dresse aussi à l’occasion sur leur chemin. Le ryū japonais inspire encore des bijoux, comme cette bague dragon japonais.

6. Le Druk
Le Druk, également connu sous le nom de dragon du tonnerre, est issu de la mythologie tibétaine et bhoutanaise et est un symbole national du Bhoutan. Il y est si célèbre que les souverains bhoutanais portent le titre de « Druk Gyalpo », que l’on traduit par « roi dragon du tonnerre ». Il figure sur le drapeau national, tenant dans ses griffes des joyaux qui symbolisent la richesse du pays.
Selon certaines descriptions, les dragons tibétains ont un corps long et mince, adapté à la haute altitude à laquelle ils vivraient. Ils ont quatre pattes avec cinq orteils sur chaque pied et sont de couleur vive (souvent rouge et jaune) car ils n’ont pas besoin de se camoufler. Ils vivraient sur les montagnes enneigées, montant plus haut au fur et à mesure que la neige fond, les plus anciens résidant sur les sommets de l’Himalaya.
Les dragons tibétains sont très vertueux ; ils sont sages et sont capables de discerner la vérité et les mensonges. On dit qu’ils rejoignent les moines en méditation mais, bien qu’ils soient tout à fait capables de parler, il leur serait interdit de s’adresser à eux à voix haute.
Ces dragons seraient des êtres solitaires, invisibles pour les humains ; ils manifesteraient toutefois leur présence par un coup de tonnerre, qui aurait le pouvoir de faire prendre conscience de leurs erreurs à ceux qui s’égarent et de les ramener sur la voie de la vertu.
Une branche du bouddhisme tibétain, la lignée Drukpa, a adopté le Druk comme emblème. Selon la tradition, alors que son fondateur, Tsangpa Gyaré, faisait bâtir le monastère de Ralung au XIIe siècle, un orage éclata ; le tonnerre étant considéré comme le rugissement d’un dragon, il y vit un signe et nomma le monastère Druk Ralung. Ses disciples devinrent les Drukpa, « ceux du dragon ».
7. Le dragon africain
Les dragons africains ne sont pas aussi connus que leurs homologues occidentaux ou asiatiques. En fait, ces dragons ont un aspect assez différent de notre représentation traditionnelle des dragons. La plupart des dragons d’Afrique ont l’apparence de serpents géants et, selon les récits, ils ont parfois des pattes, parfois non.
Ces dragons ressemblant à des serpents sont apparus à de nombreuses reprises dans la culture africaine, que ce soit dans la mythologie, la religion ou les contes tribaux. On trouve des histoires sur ces créatures dans d’innombrables villes et villages d’Afrique.
La légende de Mokele-Mbembe
Une histoire célèbre en Afrique centrale est celle du Mokele-Mbembe, une créature que certains imaginent comme un dinosaure ayant survécu à l’extinction provoquée par la chute d’un astéroïde. Des récits de bêtes gigantesques vivant cachées dans les marais du bassin du Congo circulent depuis au moins le XVIIIe siècle. Au XXe siècle, plusieurs expéditions sont parties à sa recherche, sans jamais apporter la moindre preuve : comme le monstre du Loch Ness, le Mokele-Mbembe relève aujourd’hui de la légende et de la cryptozoologie.
8. Le Gaasyendietha
Des récits iroquois et algonquins évoquent une race de dragons serpentins géants vivant dans les Grands Lacs. Les Sénécas parlaient notamment du Gaasyendietha, un serpent géant capable de voler et de cracher du feu. On disait qu’il vivait principalement dans le lac Ontario, mais qu’il pouvait se déplacer vers d’autres plans d’eau du Canada.
Il existe deux traditions orales concernant la naissance du Gaasyendietha : la première dit qu’il est issu d’œufs de serpent, tandis que l’autre prétend qu’il est arrivé sur terre dans un météore (ce qui en fait techniquement un extraterrestre). C’est pourquoi le Gaasyendietha est également connu sous le nom de « dragon météorique », et l’on dit qu’il traverse le ciel sur un chemin de feu.
9. Le Quetzalcóatl
Avec un nom signifiant « serpent à plumes », le Quetzalcóatl est une divinité serpentine dont l’apparence combine les caractéristiques de l’oiseau quetzal et du serpent à sonnette. C’est l’un des dieux les plus vénérés de l’ancienne Mésoamérique. Il a des liens avec les dieux de la pluie, du vent et de l’aube, et c’est lui qui aurait donné le maïs aux Aztèques, ce qui était très important pour une société qui dépendait d’un secteur agricole florissant pour survivre.
Il agissait également en tant que protecteur des artisans et était le patron de la connaissance, de la science et des arts, les Aztèques croyant qu’il avait inventé les livres et les calendriers. Le Quetzalcóatl était même responsable de l’organisation du cosmos originel et a contribué à la création des humains. Il était si respecté que les grands prêtres aztèques incluaient son nom dans leur titre pour souligner leur rang.
10. Le Vishap
Serpent ailé issu de la mythologie arménienne, le Vishap est un dragon fortement associé à l’eau et se compose de parties du corps d’autres animaux. Lorsque les vishaps montent aux cieux ou descendent sur terre, ils provoqueraient des éclipses ou des orages.
Il représente l’eau, la fertilité, la richesse et un pouvoir incroyable, mais certains récits lui prêtent une vilaine manie : voler des enfants humains pour les remplacer par sa propre progéniture. D’autres histoires racontent que des vishaps exigeaient qu’on leur sacrifie des jeunes femmes, finalement sauvées par des héros tueurs de dragons.
Selon la légende, les Vishaps vivent dans les cieux et les nuages, les hautes montagnes et les grands lacs, et un vishap qui atteint l’âge de mille ans deviendrait capable d’engloutir le monde.
Voici qui marque la fin de cette sélection de 10 types de dragons connus à travers le monde. Comme vous pouvez le voir, leurs représentations varient beaucoup d’une culture à l’autre. On est bien loin de l’image de l’énorme monstre reptilien crachant du feu, véhiculée par la plupart des œuvres de fantasy. Le simple échantillon de dragons inclus dans cette liste montre que de nombreux dragons mythologiques ont en fait une plus grande affinité pour l’eau que pour le feu et sont plus étroitement liés aux serpents qu’aux lézards ou aux dinosaures.
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L’image du dragon a tellement changé au fil des siècles que les dragons anciens, tels qu’on les imaginait autrefois, sont en décalage total avec l’image qu’on en a de nos jours.
Et vous, aimeriez-vous voir plus de dragons qui ne sont pas simplement des dinosaures à quatre pattes avec des ailes et la capacité de cracher du feu ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaires ou à partager votre type de dragon préféré 😉
FAQ
Combien existe-t-il de types de dragons ?
Il n’existe pas de chiffre officiel : chaque culture, chaque mythologie et chaque œuvre de fantasy a inventé ses propres dragons. On distingue souvent de grandes familles, comme les dragons asiatiques serpentins, les dragons occidentaux ailés, les wyvernes ou les hydres, mais les variantes régionales sont innombrables.
Quelle est la différence entre un dragon et une wyverne ?
Le dragon occidental classique possède quatre pattes et deux ailes, alors que la wyverne n’a que deux pattes, ses ailes faisant office de membres antérieurs. La wyverne est aussi souvent plus petite et dotée d’une queue terminée par un dard venimeux.
Pourquoi les dragons chinois n’ont-ils pas d’ailes ?
Le dragon chinois est avant tout une divinité de l’eau et du ciel, qui commande la pluie, les rivières et les mers. Il vole grâce à sa nature magique, sans avoir besoin d’ailes. Son long corps de serpent évoque d’ailleurs le mouvement des cours d’eau.
Pourquoi le dragon est-il bienveillant en Asie et maléfique en Occident ?
En Asie, le dragon est associé à l’eau qui fertilise les champs, et donc à la prospérité et au pouvoir impérial. En Europe, la tradition chrétienne en a fait une figure du mal, que terrassent des saints comme saint Georges ou saint Michel. Ces deux visions très différentes se sont développées indépendamment l’une de l’autre.
Quel est le dragon le plus ancien de la mythologie ?
Il est difficile de trancher, mais les plus anciennes représentations connues de créatures proches du dragon remontent à la Chine néolithique, il y a plusieurs millénaires. Au Proche-Orient, les mythes mésopotamiens évoquent aussi très tôt des monstres serpentins, comme Tiamat dans l’épopée babylonienne de la création.






















