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liste des épées légendaires

8 Épées Légendaires issues de la Mythologie

Sommaire

Découvrez les épées mythiques qui ont façonné notre histoire

Le roi Arthur. Sigurd. Susano-o. Roland. Le prophète Mahomet. Selon la légende, tous ces personnages portaient des épées légendaires avec lesquelles ils accomplissaient des actes d’héroïsme.

Pratiquement toutes les cultures ont des récits de héros et de dieux qui ont combattu des ennemis insurmontables – et ils avaient tous une arme appropriée. Voici une collection de quelques-unes des épées les plus remarquables de la mythologie et de la légende, d’Excalibur au Zulfiqar. Et pour garder un peu de cette légende près de vous, découvrez notre collier épée ailée.

Des légendes celtiques aux sagas nordiques, de la mythologie grecque aux récits sacrés du Japon et de l’Inde, découvrez pourquoi certaines épées sont devenues des symboles de puissance, de force et de courage. Ces armes mythiques continuent de nous fasciner par leur beauté, leur mystère et les histoires qui les entourent. Partons ensemble pour un voyage dans le temps à la découverte de huit des épées les plus célèbres des légendes.

Qu’est-ce qu’une épée légendaire ?

Une épée légendaire est une arme, souvent magique, dont l’histoire a été transmise à travers les âges, s’enrichissant de nouveaux pouvoirs et de nouveaux récits à chaque génération. Elle est généralement associée à de grands héros ou à des souverains puissants, et son pouvoir peut être libéré au combat pour détruire des ennemis ou accorder des capacités spéciales.

Les épées légendaires peuvent posséder des qualités surnaturelles telles qu’une force accrue, l’invincibilité à certains types d’attaques ou la capacité de provoquer des effets magiques sur les ennemis. Dans certains récits, elles sont même censées avoir leur propre conscience et parler ou agir indépendamment de celui qui les manie.

La liste des épées légendaires

Excalibur : l’épée légendaire la plus célèbre

Épée Excalibur

Arthur Pendragon, souverain des Bretons, aurait tiré cette épée légendaire d’une pierre surmontée d’une enclume alors que personne d’autre n’y parvenait, du moins dans une partie des récits. L’Histoire des rois de Bretagne de Geoffroy de Monmouth (vers 1136), qui nomme l’épée Caliburnus, est l’une des sources majeures des contes arthuriens ; l’épisode de l’épée dans la pierre n’apparaît que plus tard, chez Robert de Boron. D’autres versions présentent Excalibur comme un cadeau de la Dame du Lac, l’épée de la pierre étant alors une arme distincte.

Sous la direction de Merlin et grâce au pouvoir d’Excalibur, Arthur unit la Grande-Bretagne contre les envahisseurs anglo-saxons et réunit un groupe de chevaliers pour l’aider à gouverner. Ses chevaliers, comme Lancelot, Perceval, Gauvain ou Galaad, étaient censés être des exemples d’idéaux chevaleresques, un idéal que rappelle notre bague guerrier épée et bouclier.

Arthur aurait combattu son neveu Mordred à la bataille de Camlann et aurait subi une blessure mortelle. Bedivere jeta Excalibur dans le lac, où la Dame du Lac la reprit, et Arthur fut emporté sur l’île d’Avalon, où, selon la légende, il se repose jusqu’à l’heure où la Grande-Bretagne en aura le plus besoin.

Excalibur est souvent représentée comme une épée longue. Cependant, s’il a réellement existé, le roi Arthur aurait vécu vers le VIe siècle (les premières mentions écrites de son nom sont nettement plus tardives). Un chef breton de cette époque aurait plutôt manié une spatha, l’épée droite héritée de la fin de l’Empire romain, que la grande épée des chevaliers des romans. Les lames des légendes celtiques inspirent d’ailleurs nos boucles d’oreilles pendantes épée celtique.

Gramr : l’épée de la saga des Völsungar

Épée Gramr

La Saga des Völsungar, rédigée en Islande au XIIIe siècle, raconte l’histoire d’un guerrier nommé Sigmund. Lors du mariage de sa sœur Signy, Odin apparut sous les traits d’un vieil homme et planta une épée, Gramr, dans le tronc d’un arbre qui soutenait la halle. Il déclara que quiconque parviendrait à retirer la lame ne trouverait pas de meilleure arme de tous ses jours. Tous les invités essayèrent en vain de retirer l’épée, tous sauf Sigmund. Le roi Siggeir, époux de Signy, voulut la lui acheter, mais Sigmund refusa de s’en séparer, car c’était un cadeau d’Odin.

Sigmund utilisa l’épée dans de nombreuses batailles jusqu’à ce qu’elle se brise lors de son dernier combat, face à Odin lui-même. Sa femme Hjördis conserva les morceaux de l’épée et les transmit à leur fils Sigurd, qui devint à son tour un héros renommé.

Regin, un forgeron habile, souvent décrit comme un nain, devint le précepteur de Sigurd. Il lui parla du dragon Fafnir, qui n’était autre que son propre frère, et lui demanda de le tuer pour récupérer son trésor. C’est Regin qui reforgea Gramr à partir des fragments. Toute personne connaissant l’œuvre de Tolkien verra d’où vient l’inspiration du Hobbit (même si, bien sûr, on n’a pas demandé à Bilbo de tuer Smaug). Sigurd creusa une fosse sur le chemin du dragon et, caché à l’intérieur, lui transperça le ventre d’un seul coup d’épée.

Il existe d’autres histoires sur Gramr, mais celle-ci est la plus connue. Cette épée a été dépeinte de nombreuses façons. Dans les œuvres contemporaines, elle est généralement représentée sous la forme d’une grande épée, mais si elle avait eu un modèle réel, il s’agirait plutôt d’une épée droite à une main, typique de l’époque viking.

Zulfiqar : l’épée du prophète Mahomet et d’Ali

Illustration de Zulfiqar, épée légendaire de la tradition islamique

Selon certaines traditions, cette épée aurait été apportée au prophète Mahomet par l’archange Gabriel ; d’autres rapportent qu’elle faisait partie du butin de la bataille de Badr. Elle fut ensuite transmise à Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du Prophète, et son successeur légitime selon l’islam chiite. La tradition raconte que, lors de la bataille d’Uhud, Ali frappa si fort Talha ibn Abi Talha, le porte-étendard des Mecquois, qu’il brisa sa propre arme. Le Prophète lui aurait alors remis Zulfiqar.

Dans la tradition populaire, Zulfiqar est parée d’un tranchant hors du commun et symbolise la bravoure mise au service de la foi. Elle est devenue l’un des emblèmes d’Ali, particulièrement vénéré dans l’islam chiite.

La formule « lā sayfa ʾillā Ḏū l-Faqāri wa-lā fatā ʾillā ʿAlīy » (« Il n’y a d’épée que Zulfiqar, et il n’y a de héros qu’Ali »), que la tradition attribue à une voix céleste entendue à Uhud, apparaît souvent sur les talismans, à la fois pour louer l’épée légendaire et Ali lui-même. L’arme est représentée sur de nombreux drapeaux et insignes comme une lame fourchue à deux pointes, mais certains y voient plutôt une épée dont le dos portait des rainures ou des crans, ce que pourrait évoquer son nom.

Durendal : l’épée de Roland

Illustration de Durendal, l’épée légendaire du chevalier Roland

Cette épée légendaire figure en bonne place dans les récits consacrés au guerrier Roland. Ce chef militaire, préfet de la marche de Bretagne selon le chroniqueur Éginhard, était au service de Charlemagne, roi des Francs de 768 à 814 et roi des Lombards à partir de 774. Son fait d’armes le plus célèbre reste la bataille de Roncevaux, en 778.

Au retour d’une expédition infructueuse dans la péninsule Ibérique, Roland commandait l’arrière-garde, qui couvrait la retraite de l’armée franque à travers les Pyrénées. Il était armé de Durendal, une lame dont la poignée renfermait, selon la Chanson de Roland, plusieurs reliques sacrées : une dent de saint Pierre, du sang de saint Basile, des cheveux de saint Denis et un fragment du vêtement de la Vierge Marie. La légende lui prête le pouvoir de fendre la roche : on attribue d’ailleurs à Roland la célèbre brèche qui porte son nom, dans les Pyrénées. Roland portait aussi un cor, l’olifant, dont il ne sonna que trop tard pour appeler Charlemagne à l’aide. Les lecteurs de Tolkien pourront y voir un parallèle avec Boromir et son cor.

Devenez le maître des épées légendaires

Harpè : l’épée qui a tué Méduse

Illustration de la Harpe, l’épée qui a tué Méduse

Cette arme grecque a été maniée par plusieurs personnages : Cronos, Zeus et Persée. Il s’agissait d’une lame courte et incurvée en forme de faucille, utilisée à l’origine par Cronos pour mutiler et détrôner son père Ouranos, à la demande de Gaïa, lasse de sa cruauté.

La même chose allait arriver à la génération suivante de dieux : craignant d’être renversé à son tour, Cronos avala tous ses enfants à leur naissance, sauf le plus jeune, Zeus. Rhéa, la mère de Zeus, le mit au monde en secret et donna à Cronos une pierre emmaillotée de langes, qu’il avala. Devenu adulte, Zeus fit boire à son père un breuvage qui l’obligea à recracher ses cinq frères et sœurs, qui devinrent avec lui les divinités olympiennes. Cronos et les autres Titans, quant à eux, furent précipités dans le Tartare. Zeus lui-même se servit plus tard de la harpè contre le monstre Typhon.

Plus tard, Persée, fils de Zeus, reçut la harpè d’Hermès et, après avoir traqué la gorgone Méduse, décapita le monstre avec cette épée légendaire, faite d’adamant, un métal réputé indestructible. Certaines œuvres représentent la harpè comme une épée droite munie d’un crochet en forme de faucille, d’autres la font ressembler à un khopesh égyptien.

Ame-no-Habakiri : l’épée du dieu de la tempête

Illustration d’Ame-no-Habakiri, l’épée du dieu de la tempête

Cette épée a été utilisée par le kami shinto des tempêtes, Susano-o, pour tuer le serpent Yamata-no-Orochi. La variante la plus courante de l’histoire figure dans le Kojiki (Recueil des affaires anciennes). Susano-o entretenait une rivalité tenace avec sa sœur aînée, la déesse du soleil Amaterasu.

Un jour, dans un accès de colère, il écorcha un cheval céleste, le jeta dans la salle de tissage de sa sœur et souilla de ses excréments le sol du palais. Il fut exilé pour cet acte et se retrouva dans la province d’Izumo. Au cours de ses pérégrinations, le dieu de la tempête rencontra un couple de vieillards qui pleuraient le sort promis à leur fille Kushinada-hime. Leurs sept autres filles avaient déjà été enlevées et dévorées.

Le coupable n’était autre que le serpent à huit têtes Yamata-no-Orochi, qui demandait des sacrifices annuels. Susano-o, cherchant à se racheter, accepta de tuer la créature. Il demanda au couple de préparer un saké très fort, d’en remplir huit cuves et de les disposer sur des plates-formes derrière une palissade percée de huit portes. Le serpent vint boire le saké et, tandis qu’il était distrait et piégé par les huit portes, Susano-o trancha toutes les têtes et les queues du monstre.

En tranchant l’une des queues du serpent, Susano-o ébrécha sa lame sur un objet dur : une autre épée, l’Ame-no-Murakumo (« épée des nuages amoncelés »), était cachée à l’intérieur. Susano-o l’offrit à Amaterasu en signe de réconciliation. Elle fut plus tard rebaptisée Kusanagi-no-Tsurugi, comme nous allons le voir.

Kusanagi-no-Tsurugi : le coupeur d’herbe

Illustration de Kusanagi-no-Tsurugi, épée légendaire de la mythologie japonaise

Cette épée légendaire fait partie des trois trésors sacrés de la famille impériale du Japon, avec le Yata-no-Kagami (miroir) et le Yasakani-no-Magatama (joyau). Comme nous l’avons vu plus haut, cette épée était un cadeau de Susano-o à Amaterasu. Elle l’a transmise, ainsi que le miroir et le joyau sacrés, à son petit-fils Ninigi-no-Mikoto.

Bien plus tard, l’épée (encore appelée Ame-no-Murakumo) fut confiée au prince guerrier Yamato Takeru par sa tante, grande prêtresse du sanctuaire d’Ise. L’histoire raconte qu’un seigneur rival attira Takeru dans une plaine et tenta de le tuer en mettant le feu aux hautes herbes pour l’empêcher de fuir.
Selon une version populaire, l’Ame-no-Murakumo donnait à son détenteur le pouvoir de contrôler le vent, comme Takeru le découvrit en fauchant l’herbe autour de lui pour priver le feu de combustible. D’un geste adroit, il fit se lever un vent qui détourna les flammes vers ses ennemis. En souvenir de cet exploit, l’épée fut rebaptisée Kusanagi-no-Tsurugi, « l’épée qui fauche l’herbe ».

La Kusanagi-no-Tsurugi et l’Ame-no-Habakiri sont généralement imaginées sous la forme d’un tsurugi (ou ken), une ancienne épée droite à double tranchant, plutôt que sous celle d’un tachi ou d’un katana, à la lame courbe. Les œuvres modernes les représentent pourtant souvent comme des sabres japonais plus tardifs.

Asi : l’épée légendaire de Rudra

Illustration d’Asi, l’épée légendaire du dieu Rudra

Contrairement à certaines épées évoquées ici, rattachées à des personnages qui ont peut-être existé, comme Arthur, Roland ou Ali, Asi relève entièrement du mythe. Son histoire est détaillée dans le Shanti Parva du Mahabharata de l’Inde ancienne. Avant la création de l’humanité, l’univers était en proie au chaos, un thème commun à de nombreux mythes anciens. Les dieux, ou deva, étaient en lutte contre les démons, ou asura.

Les deva s’en sortaient plutôt mal, alors ils se sont tournés vers la divinité suprême Brahma pour obtenir de l’aide. Ce dernier a effectué des sacrifices pour créer l’arme ultime, primordiale, qui s’est manifestée sous la forme d’une bête aux dents de rasoir qui brillait plus fort que n’importe quel objet dans le ciel. La créature s’est ensuite transformée en l’épée Asi.

Rudra, dieu des tempêtes souvent identifié à Shiva, s’empara de cette épée et, à lui seul, mit en déroute l’armée des asuras, rétablissant l’ordre du monde. L’épée passa ensuite de main en main parmi les dieux et les sages, jusqu’à Manu, l’ancêtre mythique de l’humanité, un personnage que l’on compare souvent à Noé car il survit au déluge dans d’autres récits indiens.

FAQ

Quelle est l’épée légendaire la plus célèbre ?

Excalibur, l’épée du roi Arthur, est sans doute la plus connue dans le monde occidental. Elle doit sa célébrité aux romans arthuriens du Moyen Âge, puis à leurs innombrables adaptations en livres, films et séries. Au Japon, la Kusanagi-no-Tsurugi occupe une place comparable, puisqu’elle fait partie des trésors impériaux.

Excalibur est-elle l’épée tirée de la pierre ?

Cela dépend des versions. Dans certains récits, l’épée tirée de la pierre est bien Excalibur ; dans d’autres, il s’agit d’une première épée, et Excalibur est ensuite offerte à Arthur par la Dame du Lac. Les deux traditions coexistent depuis le Moyen Âge.

L’épée Durendal existe-t-elle vraiment ?

Durendal est une épée littéraire, décrite dans la Chanson de Roland. À Rocamadour, une épée fichée dans la falaise est pourtant présentée depuis des siècles comme étant Durendal, jetée par Roland selon la légende locale. Il s’agit d’une tradition populaire, sans lien démontré avec le Roland historique.

Quelles épées légendaires ont inspiré Tolkien ?

Tolkien connaissait très bien les sagas nordiques. L’histoire de Gramr, brisée puis reforgée pour Sigurd, fait écho à Narsil, l’épée brisée reforgée pour Aragorn sous le nom d’Andúril. Le combat de Sigurd contre le dragon Fafnir, gardien d’un trésor, évoque aussi Smaug dans Le Hobbit.

Pourquoi les épées légendaires portent-elles un nom ?

Dans de nombreuses cultures, nommer une arme revenait à lui reconnaître une identité propre, presque une personnalité. Une épée nommée pouvait se transmettre de génération en génération et porter avec elle la gloire de ses anciens propriétaires. C’est ce qui en fait des objets de légende.

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